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LE NON-DIT

Fondé en 1988 par Michel Joiret,
le Non-Dit est une des plus anciennes revues littéraires belges en activité


http://www.lenondit.eu







Une certaine conception de la littérature.


Dans ses statuts, l’asbl LE NON-DIT entend défendre la langue française et illustrer, par tous les moyens, les écritures  « patrimoniale et les ressources de la langue française. Elle insiste sur les rapports nécessaires entre littérature et pédagogie et propose d’identifier de nouvelles pistes pour explorer la littérature française, souvent mise à mal dans les enseignements d’aujourd’hui.

Le Non-Dit… Pourquoi ?

Dans le numéro 1, Michel Joiret tentait de préciser son projet :
« Autour de nous, des sensibilités frémissantes… Rendre compte du désordre qu’elles provoquent dans la vie quadrillée qui règle nos réflexions et nos émotions serait bien ambitieux. Et cependant, ce désordre-là provoque l’événement plus sûrement encore que les mutations technologiques »

Revue trimestrielle, LE NON-DIT présente des rubriques significatives

Les inédits du NON-DIT : « Découvrir ce qui vient d’exister ».
Les écritures patrimoniales en Belgique : la mémoire de nos grands prédécesseurs.
Poste restante, mise en forme d’une bibliothèque: « Le livre est le plus sûr aliment de la mémoire »
Poètes, vos papiers : en lecture attentive : les jeunes et les moins jeunes poètes.
Rideau… : « La scène où se produisent nos plus fidèles miroirs »


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Le 9 décembre 2013, Edmond Morrel interviewait Michel Joiret à propos du 25e anniversaire du Non-Dit
pour la radio en ligne espace-livres.be

http://www.espace-livres.be/Le-Non-Dit-la-revue-litteraire-de?rtr=y



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LES VOYAGES LITTÉRAIRES DU NON-DIT




Depuis 1995, le Non-Dit organise des voyages littéraires. « Séjours d’immersion » dans des sites qu'ont hanté des écrivains, concept porteur de sens : MOI et Alain-Fournier ; MOI et Pierre LOTI ; MOI et Marcel Proust…
Revisiter les lieux d’écriture et défricher la mémoire des mots…
« S’asseoir à la place de Frédéric Chopin, lisser les draps du Grand Meaulnes, monter dans la chambre de Marcel Proust, se piquer le doigt aux rosiers de Ronsard, interroger un chêne dans le parc de Chateaubriand, infuser sa mémoire à Rochefort, dans le salon oriental de Pierre Loti voler la carte de l’aiguille creuse dans le grenier de Maurice Leblanc, composer avec Alexandre Dumas l’interminable menu du dîner… »

Ces voyages sont réalisés en collaboration fructueuse entre Le Non-Dit asbl et le Bureau pédagogique de la Province de Hainaut.
À ce propos, Alain De Leener, chargé de mission, écrit dans Les notes jaunes du CPEONS (janvier-février 2002) : « C'est par leurs cinq sens dûment sollicités, dans les frimas préhivernaux, que les enseignants ont attisé leur sixième sens pour concevoir des leçons et des activités originales suscitant une émulation créative parmi les élèves. Quelques sujets ébauchés ou finalisés pour le besoin, le plaisir et l’envie ? Les moyens de transport villageois ancestraux, des animations patrimoniales « in situ », un jeu de l’oie-questionnaire, l’enfermement/l’ouverture des héros romanesques, une expo de photos et dessins, les relations diachroniques parents-enfants, un défilé théâtralisé thématique, un spectacle d’expression corporelle, des portes ouvertes carolo… » « De quoi remplir une carrière », s’est exclamé un des collègues surpris de cette riche variété : « comprendre le passé pour agir dans l’avenir » sera donc le slogan 2002 de « techniques » , de soudeurs, de graphistes, d’informaticiens… épaulés par leurs professeurs berrichons éphémères ! »






DEUX ARTICLES

(2011)



Un "billet d'humeur" dans la revue "Lectures"



Le Non-Dit: une entreprise compagnonique !

Le Non-Dit entend jeter un pont entre l'écriture et le passant, l'homme pressé qui cherche le reflet d'une aventure intérieure toujours multipliée, toujours recommencée. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi que la revue se distingue par un label, une singularité qui va la distinguer des autres publications. Je me suis vite rendu compte qu'en matière de diffusion, l'immobilisme était la pire des affections ! Mon propos ne se limite pas à la capacité d'accueil (voire d'empathie), que Le Non-Dit réserve à toute forme de littérature, et en priorité à la littérature belge ; il élude le critère qualitatif dont la prise en compte n'entrera ni dans un code, ni dans une école, ni dans une recherche élitaire. Les textes « assumés » par Le Non-Dit ne souffrent guère la complaisance ; ils prennent le risque de l'écriture qui reste, avant toute chose, un risque d'auteur... C'est en rencontrant la curiosité du lecteur qu'ils vivent un (ou) plusieurs tours de manège, rien de plus. N'oublions pas que la production d'une revue est dérisoire et qu'il est plus important de rendre le son d'une œuvre que de chercher à en suivre les méandres. En la matière, le tapage est commerce et n'entre pas dans le propos d'un animateur de revue.

Mais alors, la singularité, le label ? On retiendra du Non-Dit un mouvement, des textes et des voyages. Ces derniers mettent à jour un concept qui s'est déterminé au fil du temps. Les apprentissages scolaires ont laissé un grand nombre d'entre nous dans la perplexité et ta frustration. Œuvres, écrivains, mouvements et siècles n'ont jamais été que « caressés » dans des classes où les maîtres tentaient de forcer les frontières d'un programme. La maîtrise venait de soi ou ne venait pas. En proposant aux curieux de rencontrer Michel de Montaigne, Marcel Proust, Pierre Loti, Chateaubriand, Alain-Fournier et tant d'autres, dans les lieux d'écriture, où les sensibilités se sont construites, Le Non-Dit s'est distingué des autres revues. Ce retour à la terre – qui est aussi un retour au texte – se compose d'un séjour "en immersion au pays de...", qui est rendu possible par la relation entre les animateurs du Non-Dit et les partenaires français, (guides des Offices du tourisme, délégués des Conseils généraux, conservateurs de musées...). Le Non-Dit qui rassemble les communications, les découvertes et les témoignages, peut alors jouer un rôle de "passeur d'écriture" dont il est friand. Il offre pour un temps la possibilité de développer une oeuvre effleurée autrefois (peut-être même citée) et de "sentir" au plus près ce que le temps n'a pas permis de faire connaître. L'éclosion de tels voyages a montré que le cercle des curieux est innombrable et que le tracé des oeuvres répond à une sorte de besoin implicite que le temps a occulté. Un tel retour aux sources permet au Non-Dit de retrouver le fil rouge entre les auteurs contemporains et leurs illustres prédécesseurs. En définitive, si le plaisir seul commande la rédaction d'une telle revue, gageons qu'il sera partagé si l'envie de lire (ou celle de relire), répondra au besoin d'exister par les mots. Une forme de compagnonnage que Le Non-Dit vit avec détermination et confiance.

Michel Joiret

Lectures


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Un interview dans le revue
"Anderlecht-contact"

ÉCRIVAIN, POÈTE, AUTEUR DE ROMANS POLICIERS ET DE PIÈCES DE THÉÂTRE, MICHEL JOIRET A PASSÉ SA VIE DANS LES LIVRES. LES SIENS MAIS AUSSI CEUX DES AUTEURS QU'IL AIME FAIRE DÉCOUVRIR AU PUBLIC . GRÂCE AU CONCEPT DU « VILLAGE-LIVRE », IL SE PLONGE AVEC BONHEUR DANS LES « TERRES D'ÉCRITURE » DE MARCEL PROUST, PIERRE LOTI, CHATEAUBRIAND OU COLETTE. SON PARCOURS D'ÉCRIVAIN EST JALONNÉ DE BELLES RENCONTRES : MAURICE CARÊME, LÉO FERRÉ MAIS AUSSI THOMAS OWEN, JEAN MUNO, JACQUES CRICKILLON ET GASTON COMPÈRE.

VOUS AVEZ ÉCRIT PLUS DE 40 LIVRES DE POÉSIE. RACONTEZ-NOUS COMMENT ELLE EST ENTRÉE DANS VOTRE VIE...

Je pense qu'on ne choisit pas d'entrer en poésie. Il y a dans toute sensibilité, une fêlure qui se réduit dans une forme artistique, quelle que soit la forme d'expression. J'ai commencé à écrire mes premiers poèmes vers l'âge de 12 ans. J'avais la chance d'évoluer dans un environnement favorable. Mon père était peintre et chansonnier, ma mère, pianiste et ma marraine, comédienne et chanteuse d'opérette. Et puis il y a eu des rencontres déterminantes avec des enseignants qui ont « formalisé » ma vacation d'écrivain.

VOUS AVEZ UN PARCOURS LITTÉRAIRE TRÈS RICHE. QUELLES ONT ETE VOS PLUS BELLES RENCONTRES ?

Il y en a eu beaucoup. Mais nous sommes à Anderlecht, je vous parlerai donc de Maurice Carême. La première fois que j'ai eu le bonheur de faire sa connaissance, j'avais 20 ans. C'était au Grenier aux chansons, un lieu où se retrouvaient de nombreux artistes. Nous sommes vraiment devenus amis dix ans plus tard. Je me souviens d'un homme aimable, très convivial et accessible. Dans un autre registre, j'ai également eu le bonheur de croiser Léo Ferré. C'est une rencontre qui a occupé une partie de ma vie puisque je me suis toujours senti proche des attitudes d'opposition, de vérité et de refus, en marge de la société complaisante... Ce qui est finalement assez logique quand on opte pour la création.

VOUS AVEZ IMAGINÉ, IL Y A PLUSIEURS ANNÉES, L'IDÉE D'UN VILLAGE-LIVRE. POUVEZ-VOUS NOUS EXPLIQUER CE DONT IL S'AGIT ?

Il y a 13 ans, j'ai créé ce concept à partir d'une revue littéraire qui s'intitule « Le Non-Dit ». Il s'agit d'amener un groupe de personnes sur des lieux « habités » par un auteur. Je travaille en collaboration avec les syndicats d'initiatives français, les Conseils généraux mais aussi avec des spécialistes. Je présente ces écrivains comme des contemporains, des témoins, des amis, des familiers susceptibles de remuer nos valeurs personnelles.... Le public auquel je m'adresse est composé d'amateurs de littérature qui se sont arrêtés aux connaissances souvent fragmentaires d'un enseignement secondaire évasif à bien des égards. Avec eux, je vais prendre le temps d'aller plus loin et de plonger plus intimement dans
l'univers d'un auteur. J'ai ainsi organisé sept voyages au pays du Grand Meaulnes et d'Alain Foumier. Actuellement, je prépare un séjour consacré à Colette. C'est passionnant parce que la littérature prend alors une forme plus concrète mais c'est aussi une démarche exigeante parce que toute approximation en la matière est proscrite !

VOUS AVEZ UN PIED À BRUXELLES ET L'AUTRE EN FRANCE. MAIS EST-
CE QUE VOUS VOUS SENTEZ ENCORE ANDERLECHTOIS ?                      .

sans aucun doute car j'y ai passé les trois quarts de ma vie ! Pour moi, Anderlecht reste la plus vivante, la plus vibrante des communes bruxelloises ! Et puis, j'ai l'impression que le cœur de Bruxelles y a élu domicile  ! Alors que les alentours de la Grand-Place sont fréquentés par les touristes et les fonctionnaires de l'Union européenne, on retrouve à Anderlecht des Bruxellois profondément attachés à leur histoire et à leur folklore.



Anderlecht-contact